A 20h30
6 > 26€
Commencer par la fin et remonter la chaîne des causalités, comme si aujourd’hui était l’horizon de demain. Tel est le pari quasi-cinématographique d’Arno Schuitemaker dans Monday, à la manière de ce qu’avait fait Christopher Nolan dans Tenet. Ici aussi, nous ressentons un fort questionnement sur les conséquences de nos actes, le désir de pouvoir avoir la mémoire de ce qui va arriver pour guider nos gestes. La chorégraphie est mise en rapport avec la scénographie : il s’agit en effet, pour les interprètes de reconstituer un décor défait. Est-ce par l’effet de la ruine, de l’entropie ou de la destruction ? L’inversion du mouvement, principe qui guide le chorégraphe, nous fait espérer construire le sens de l’image initiale. Mais alors que nous pensions vivre le film à l’envers, alors que nous cherchons à comprendre, c’est notre façon de regarder qui est bouleversée : nous ne cherchons finalement plus la cause. Nous sommes concentrés sur le geste lui-même, la tension qui l’habite, jusqu’à l’hypnose.
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