Festival l'année commence avec elles
Réseaux sociaux, publicité, visioconférences, conversation sur haut-parleur, musique écoutée sans écouteurs… Nous sommes constamment sollicités dans nos vies urbaines – même si nous ne demandons rien. Mais ne sommes-nous pas habitués à ce bruit ambiant ? La vie, le mouvement, les formes ne s’y frayent-elles tout de même pas un chemin pour nous interpeller, parfois ? Katerina Andreou explore la confusion et l’érige en outil créatif dans sa première pièce de groupe. Le spectacle se construit dans un bruit constant, magma physique et psychique de gestes, de voix, de sons, d’effets lumineux entrecoupés de noirs brutaux. Tous les signaux y sont instables et l’espace éclaté. Au sein de ce capharnaüm, elle laisse émerger le désir d’être ensemble et autorise, par des arrêts ou des unissons fortuits, des images à se suspendre, suffisamment longtemps pour qu’elles nous parlent. Elle laisse ainsi entrevoir des espaces de répit et de retrouvailles possibles.
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