A 19h00
6 > 26€
Marqué par un drame intime dont nous n’aurons que les lointains échos, le chorégraphe se souvient de sa judéité et de ce qu’il en a, plus ou moins consciemment, incorporé. Il a recueilli des gestes religieux qui lui étaient étrangers, mais aussi, la mémoire corporelle des danses traditionnelles pratiquées en famille. Au départ, il y a une forme, une masse, dans laquelle un corps est entremêlé. Monstre marin ou nageur exténué dans sa bouée, peut-être divinité silencieuse et impuissante, nous sommes saisis d’emblée par l’étrange qui émane de cet objet chorégraphique. Danseur chevronné, Philippe Lebhar sait faire voyager notre attention du détail (une pierre, la tension du mollet) vers l’espace qu’il dessine en dansant des rondes. Veillé par une lumière lui rappelant celle qui traverse les vitraux de Chagall, chantre de la culture ashkénaze du début du XXe siècle, et par le souvenir du tableau « Le Père » du même auteur, le danseur nous offre sa transformation progressive vers un personnage loufoque, facétieux et mystérieux : le Dibbouk.
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