Vernissage et lancement du livre Cosmopolemos
Fruit de sept années de recherche de l’artiste visuel Edmund Clark et du journaliste d’investigation Crofton Black, « Cosmopolemos » livre une analyse du…
Le mot anglais acedia (acédie en français) désigne un état de profond ennui et d’apathie. Avec ce projet, l’artiste fait l’éloge de la paresse, si souvent décriée dans nos sociétés contemporaines toujours plus orientées sur la productivité et sur une optimisation constante de soi. Prenant le contrepied de ces incitations à la performance et à l’efficacité, Louise Desnos propose de repenser la paresse comme acte créatif, et comme posture de résistance face à l’aliénation au travail, à la compétition sans relâche et au consumérisme du système capitaliste.
Ses photographies sensibles et contemplatives, empreintes d’inspirations littéraires, cinématographiques et picturales, mettent en lumière des non-événements. La paresse, habitée par les modèles, se propose de traduire un refus de la vie telle qu’elle est donnée à vivre, au privilège d’une recherche de liberté, et d’un espace d’introspection, parfois teintée de mélancolie. La réalisation même de ce projet a été pour la photographe un moyen de se réapproprier du temps et de l’investir sans contrainte, à la différence de ses mandats rémunérés de photographe.
Une collaboration avec la Fondation Convergences.
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