Mercredi Comédie
Grand bain de jouvence à la Comédie ! Tous les premiers mercredis du mois, les jeunes de moins de 12 ans sont invité-es à investir les espaces publics du…
Qu'est-ce que la littérature doit au mal – et le mal à la littérature ?
Avec Maldoror, Julien Gosselin retrouve l'œuvre de l'écrivain chilien Roberto Bolaño – dont il a adapté il y a dix ans le roman 2666 – en le faisant dialoguer avec celle du poète Lautréamont, auteur à 22 ans des visions sauvages, violentes et hallucinées des Chants de Maldoror.
À partir de ces deux écrivains, en apparence très éloignés l'un de l'autre mais qui partagent une même lucidité face au crime et à la violence, Maldoror nous plonge en enfer, dans un triptyque à la (dé)mesure du mal qu'affrontent les textes dont il s'inspire. De la dictature chilienne à la biographie fictive d'écrivains qui prêtent allégeance au nazisme, cette traversée nous entraîne là où la littérature cesse d'être simple témoin – et risque de devenir complice.
Après avoir adapté, dans des spectacles-fleuves nourris par la vidéo et la musique électronique, les œuvres de Don DeLillo, Thomas Bernhard, Michel Houellebecq ou Marguerite Duras, Julien Gosselin, metteur en scène et directeur de l'Odéon Théâtre de l'Europe à Paris, vient pour la première fois à la Comédie de Genève avec ce spectacle créé dans la cour d'honneur du Palais des Papes au Festival d'Avignon 2026.
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