Le sublime sabotage Yohann Métay
Après plus de 900 dates et le succès de « La tragédie du dossard 512», l’humoriste Yohann Métay part en quête de création du chef d’œuvre absolu qui…
Propos d’introduction avec l’amicale participation de Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin [10 min]
Franz Schubert Notturno en mi bémol majeur, D 897 [10 min]
Piotr Ilyitch Tchaïkovski Trio en la mineur, op. 50 [45 min]
Le Notturno de Schubert est un délicat dialogue des cordes et du piano, le Trio de Tchaïkovski un impressionnant monument élevé « à la mémoire d’un grand artiste ». Ce programme invite le public de L’Atrium à se plonger dans l’imaginaire romantique le plus émouvant.
Sans bénéficier de l’homogénéité du quatuor à cordes, le trio favorise de nouvelles formes de dialogue où chaque instrument joue sa propre partition. Simple mouvement initialement destiné à une œuvre plus grande, le Notturno de Schubert en est un merveilleux exemple. Si le titre n’est pas de Schubert lui-même, sa mélodie de piano et ses pizzicati de cordes ont toute la nostalgie d’une sérénade accompagnée de guitare. Tchaïkovski, quant à lui, reprochait à cette combinaison le déséquilibre de ses timbres. Il ne s’y est consacré que pour satisfaire une riche mécène et les musiciens de sa maison. La mort de son ami Nicolas Rubinstein, fondateur du Conservatoire de Moscou, lui a alors inspiré une somptueuse partition. Thème élégiaque, variations, finale et coda retracent la vie du disparu, rappellent les berceuses de l’enfance, la légèreté de la jeunesse, les premières valses et les fugues sérieuses du pédagogue, jusqu’à trouver l’apaisement.
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