Derrière les façades blanches des maisons de Lebrija, le flamenco ne s’apprend pas. Il se vit, dans l’obscurité des cuisines et des patios ombragés où l’on se protège de la chaleur. Il se vit avec autant de passion que l’on met dans le travail de la terre, dans la récolte du coton, de la betterave sucrière et du blé qui font vivre les familles de ce coin d’Andalousie. Concha Vargas s’est nourrie depuis l’enfance de cette force et de ce courage, qu’elle transmet dans le moindre mouvement de ses bras, dans le moindre vacillement de ses hanches, dans le plus petit battement de cil dévoilant un regard parfois dur et profond, parfois gai et pétillant. Vivre un spectacle de Concha Vargas, c’est avoir l’opportunité de pénétrer son univers et de se laisser envoûter par le même duende qui l’anime. La famille de Concha Vargas est grande. Elle ne s’arrête pas aux frontières de Lebrija ni à celle du sang.
Pour partager son art avec le public toulousain, Concha Vargas vous présentera sa famille d’Utrera, autre contrée des plus flamencas de la province de Séville : la cantaora Mari Peña et le guitariste Antonio Moya, couple à la ville comme à la scène, donnera une saveur fascinante à la danse de Concha.
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