Cie théâtre Annie Lavedan
Feydeau, Courteline deux géants.
Deux formidables dramaturges qui jouent comme d’un boomerang avec la sacro-sainte institution du mariage. Voilà ce qui aurait fait frémir le bourgeois de la belle époque si la sauce n’eut été si savamment agencée. Et la sauce tient toujours.
Il faut dire que ces deux Seigneurs du Rire n’ont pas lésiné sur les ingrédients.
Ici point de comparses, point d’amant grelottant dans l’armoire, point d’oncle d’Amérique surgissant au moment opportun.
Non. Seul, face à face, le couple.
Comme les gladiateurs dans l’arène, les lions dans la cage, les boxeurs sur le ring, la joute verbale est terrible. Molière n’est pas loin.
Et comme à ces deux joyaux, il fallait un écrin, le cirque, avec en plus ses myriades d’étincelles poétiques, m’est apparu comme le lieu le mieux adapté pour ce parole à parole, faute de corps à corps.
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