Set in motion
Cet été, la compagnie tourangelle Non-Lieu a posé ses valises au musée, suite à une commande passée au chorégraphe et danseur, Maxime Aubert.Pendant une…
En déconstruisant le mythe d’une opposition radicale entre l’avant-garde impressionniste et l'art dit « pompier », cette conférence met en lumière la complexité des réseaux artistiques et politiques de l'époque. On y dévoile notamment comment les peintres ont joué avec l'ambiguïté des codes de la nudité et de la représentation féminine pour contourner la rigidité morale d’un siècle puritain. Loin des modèles compassés du néoclassicisme, ils ont ainsi donné naissance à une Antiquité vivante, animée par la tentation de la reconstruction archéologique et le goût du grand spectacle. Ce sens de la mise en scène répondait parfaitement à l'obsession majeure du 19e siècle : l'Histoire. Alors que celle-ci devenait une discipline scientifique sous la plume d'historiens célèbres comme Jules Michelet ou Augustin Thierry, les peintres académiques s'en emparaient pour façonner le récit national. Des cimaises des Salons aux pages des manuels scolaires, leurs œuvres ont durablement nourri l'imagerie populaire. En forgeant de nouvelles figures de héros — de Vercingétorix à Jeanne d’Arc —, ces artistes sont devenus les puissants vecteurs des discours politiques d'un siècle profondément marqué par les révolutions et les avancées démocratiques.
Par Hélène Jagot, Conservatrice, Directrice des Musées et Centre d'exposition du Château
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