Au tournant du 19e siècle, alors que le romantisme déclinant fait place à la Belle Époque puis aux Années folles, que le bouillonnement de l’Art nouveau fait vaciller et tourbillonner la création artistique, la musique n’est pas en reste.
Inspirée par une poésie en plein renouveau, vibrante de symbolisme, de naturalisme ou d’exotisme, les mélodies aiment tisser des liens novateurs entre les mots et les notes. De même, de nouveaux alliages de timbres et de couleurs irriguent les lignes instrumentales ou vocales nimbées d’une plasticité encore inconnue.
Alors que l’année 2026 nous verra célébrer l’humour facétieux d’Erik Satie, nous croiserons la destinée tragique d’Henri Duparc qui n’a pu nous laisser que 17 mélodies, composées alors que son état neurologique le conduira à abandonner la musique pour la peinture et le dessin ; également le monde d’Albert Roussel, marin devenu musicien, explorateur infatigable d’une nouvelle alchimie de sons et de mots ; enfin Germaine Tailleferre, inspirée par ses amis peintres et poètes qui imposera sa vitalité créatrice et son désir d’être.
0 Commentaire Soyez le premier à réagir