1933 : Herriot est invité par Staline pendant la grande famine d'Ukraine. Il regarde sans voir, répand de fausses nouvelles, nie l'évidence...
En 1957, Édouard Herriot qui fut l'un des personnages les plus marquant de la troisième république, est hospitalisé et vit les derniers jours de sa vie.
Il est toujours maire de Lyon. Il est invalide et sa santé décline. Longtemps figure de l'anticléricalisme il demande la visite de l'archevêque de Lyon.
L'infirmière qui prend en charge Herriot fait partie d'un cercle d'étude de l'histoire de l'Ukraine. Elle est impressionnée par la stature de l'Homme politique, par l'intellectuel, par ses écrits mais elle est obsédée par le voyage qu'Herriot a fait en Ukraine en 1933 pendant la période de la Grande Famine (Holodomor) à l'invitation de Joseph Staline pour qu'Herriot fasse un éloge de la collectivisation.
Elle est rejointe par une journaliste également d'origine ukrainienne qui l'aide à mener l'enquête de façon objective : lors de ce voyage, l'aveuglement d'Herriot a été complet. La Russie soviétique est devenue un théâtre morbide où la mise en scène et les décors permettent de dissimuler et de faire oublier d'épouvantables catastrophes.
Comme beaucoup d'entre nous Edouard Herriot va être victime d'une cécité d'inattention d'origine personnelle, politique et historique. Il ne reconnaitra jamais son erreur.
0 Commentaire Soyez le premier à réagir