A 11h00
Entrée libre
Dans le prolongement de l’exposition Leonardo Cremonini, le regard en miroir, présentée à l’espace Richaud et au musée Lambinet à Versailles du 27 mai au 4 octobre 2026, le Carré à la farine accueille une exposition Leonardo Cremonini : héritage et échos.
Artiste majeur de la seconde moitié du XXᵉ siècle, Leonardo Cremonini (1925–2010) occupe une place singulière dans l’histoire de la peinture figurative. Formé en Italie puis installé à Paris à partir des années 1950, il développe une œuvre puissante et énigmatique, traversée par des thèmes récurrents — l’enfance, l'été, la lumière méditerranéenne, la dialectique intérieur/extérieur — et une attention constante à la construction des espaces, aux corps et à la narration visuelle.
Chef de l’atelier de peinture de l’École des Beaux-arts de Paris de 1983 à 1992, Leonardo Cremonini a profondément marqué plusieurs générations d’artistes. Son enseignement exigeant, fondé sur l’observation, l’ambiguïté poétique des formes et l’exploration des potentialités de la figuration, a façonné un véritable esprit d’atelier. Ses élèves y trouvaient un espace de liberté où la pensée plastique se construisait dans la continuité d’une tradition réinventée.
L’exposition présentée au Carré à la Farine rend hommage à cet héritage en réunissant des œuvres de certains artistes passés par son enseignement à l’École des Beaux-arts :
À travers ces œuvres, c’est moins l’idée d’une « école » homogène qui se dessine qu’un champ de forces, une constellation d’artistes ayant puisé chez Leonardo Cremonini un rapport exigeant à la figuration, à la couleur, à l’espace et à la mémoire visuelle. Chacun poursuit aujourd’hui une voie singulière, mais tous ont bénéficié d’un même socle : celui d’un maître pour qui la peinture était une interrogation sans fin, une exploration du visible et de l’invisible, du tangible et du rêve.
Cette exposition invite à pénétrer — par fragments, par résonances — dans l’esprit de ce que l’on peut nommer « L’école Cremonini », non pas tel qu’elle fut matériellement, mais tel qu’elle survit dans les trajectoires de celles et ceux qui l’ont fréquenté : un lieu de transmission, de rigueur et d’imagination.
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