Salzbourg la Catholique devait montrer sa splendeur face aux états protestants qui l’entouraient : il fallait donc concevoir une cérémonie musicale d’exception destinée à un grand office sacré pour cette Pentecôte de 1690. Le faste déployé par Muffat laisse pantois : la musique est écrite pour vingt-quatre voix différentes, et doit être distribuée dans l’espace en cinq chœurs. Les effets impressionnants de trompettes et percussions, marquent la solennité de la cérémonie. Cette musique “immense” n’est évidemment quasi jamais interprétée, tant elle exige d’effectif, de temps de préparation, de précision des musiciens et du chef, mais surtout un écrin pour accueillir et magnifier cette musique “spatialisée”. La Chapelle Royale permet cette mise en espace splendide, et les interprètes réunis pour ce projet d’enregistrement et de concert : Le Banquet Céleste (Damien Guillon) et La Guilde des Mercenaires (Adrien Mabire), relèvent le défi de monter cette œuvre aux proportions exceptionnelles.
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