J'attends peu, j'aspire à beaucoup
Après le succès de Je m’en vais mais l’État demeure, Hugues Duchêne poursuit dans une veine politico-théâtrale, entre lucidité mordante et énergie collective.…
Ils avancent. Lentement, implacablement, comme si le temps lui-même avait décidé de résister. Cette création s’ouvre comme une procession silencieuse avant de tout renverser. Cinq interprètes formant une ligne humaine fragile, obstinée, drôle et déchirante à la fois. Le dispositif est d’une efficacité redoutable : tandis que les corps progressent au ralenti, des objets glissent des vêtements et tombent au sol (téléphone, canette, bouquet de fleurs, pistolet à eau...). Autant de traces dérisoires et familières, miroirs d’un monde saturé. La bande-son oscille entre chaos et langueurs romantiques, les visages restent de marbre. Ici, la lenteur n’est pas une posture mais un acte politique, une façon de reprendre son souffle lorsque tout s’emballe.
Coréalisation La rose des vents + Le Gymnase CDCN Festival Le Grand Bain
Commentaires
Aucun commentaireUne question sur les horaires, l'accès ou le programme ? Envie de partager vos impressions ? Échangez avec la communauté By Night.