A 18h30
Jauge : 25 personnes / Durée : 30 à 40 minutes / Modalités : Merci de vous présenter 5-10 minutes avant le début de la visite, la médiatrice ou le médiateur viendra à votre rencontre au point de départ des visites, dans le hall du Palais de Tokyo.
Une visite éclair des trois expositions du Niveau Entrée en compagnie d’un·e de nos médiateur·rices culturel·les pour un premier éclairage sur leur contenu.
A l’issue de votre visite, vous pourrez prolonger votre déambulation dans les expositions comme bon vous semble, afin de les découvrir plus en détail.
Les ambassadeurs. Jessie Darling
Par des gestes à la fois simples, minimaux et spectaculaires, les sculptures et installations de Jesse Darling révèlent les récits clandestins qui hantent les objets, matières, formes qui peuplent nos vies quotidiennes. Travaillant avec des matériaux industriels, des objets usagés ou des rebuts, il les assemble en compositions insolites, reliques hybrides ou paysages fantastiques, en accentuant les marques du temps sur leur état physique, entre épuisement et dégradation, comme pour en souligner la fragilité et la précarité.
Teinté d’une forme de mélancolie critique ou de romantisme en alerte, son travail nous connecte avec l’émouvante précarité des matérialités qui nous entourent, mais aussi celle des structures de production, de consommation et de domination qui les ont rendues possibles.
Vernis a ombres. Benoît Piéron
Les œuvres de Benoît Piéron proposent des expériences de temps suspendu, d’attente, d’hallucination et de rêverie par le détournement d’une esthétique fonctionnelle et sanitaire. En réinsérant de la douceur et du désir où ils ont été évacués, l’artiste déploie des récits alternatifs autour des corps, des affects et des espaces liés à la maladie.
L’exposition présente un film érotique et abstrait sous la forme d’un théâtre d’ombres, projeté dans une mise en scène d’une inquiétante étrangeté. Empruntant au design fonctionnel urbain comme au registre du merveilleux, ce décor trouble donne forme à la notion d’impermanence – des statuts, des identités, des états physiques et psychiques – pour devenir un lieu d’imagination collective.
Studio, wounds and battles, desire is the reiteration of hope. Cathy de Montchaux
Le Palais de Tokyo propose la première rétrospective de Cathy de Monchaux, figure majeure de la scène artistique britannique, à travers un ensemble d’une cinquantaine d’œuvres datant de 1984 à aujourd’hui.
L’exposition nous tiraille entre désirs et dangers épidermiques, malmène les repères, en particulier de la phallocratie du langage philosophique et artistique. Elle propose aussi un jeu de dimensions, de l’intime au démonstratif, et de matières, du grain du velours au glaçant du métal. Le travail de Cathy de Montchaux malaxe les formes comme les émotions jusqu’à laisser ce goût dans notre œil : celui du métal sous la langue, où l’on peut même se recueillir.
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