Soutenance de thèse - Maria Oundjian
Sous la direction de Sébastien Corre et Frédéric Mazurier La leucémie aiguë myéloïde (LAM) est caractérisée par une forte hétérogénéité biologique et…
Sous la direction de Reynald Gillet, François-Hugues Porée et Charlène Gadais
Face à l'urgence de l'antibiorésistance, ce projet de thèse vise à développer de nouveaux peptides antibactériens selon une stratégie ciblant un mécanisme alternatif et encore sous-exploité : la trans-traduction.
Ce processus de sauvetage des ribosomes bactériens bloqués lors de la synthèse protéique est essentiel à la survie des bactéries et spécifique aux procaryotes, ce qui en fait une cible idéale et sélective. Plus précisément, notre stratégie s'appuie sur la queue C-terminale de la protéine SmpB, actrice clé de la reconnaissance des ribosomes bloqués et de l’initiation du processus de sauvetage. En concevant des peptides mimes de cette queue, nous cherchons à bloquer la trans-traduction, proposant une alternative thérapeutique originale et potentiellement exempte de mécanismes résistances.
Ce travail démontre qu’un peptide composé des 29 derniers acides aminés de la queue C-ter de SmpB inhibe in vitro sélectivement et efficacement la trans-traduction chez E. coli. Son mode d’action par compétition avec la protéine native SmpB a été validé par cryo-EM. Ce candidat a été optimisé en développant une nouvelle séquence raccourcie à 24 résidus, et optimisée par des modifications de séquence et de structure secondaire. Une deuxième phase de modifications a permis l’identification d’un peptide de 17 acides aminés avec une perte limitée d’activité.
Composition du jury
Commentaires
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