Frank Micheletti - Post-Panamax
Comment la pensée logistique du monde qui nous entoure façonne nos manières de bouger, d’être ensemble ? Frank Micheletti a remonté la chaîne des gestes qui se…
Golden Gore explore la fragilité de la performance masculine à travers le prisme stylisé du football. Dans un stade onirique, il répète des exultations comme si elles étaient une fin en soi, incarnant une masculinité hyper-stylisée, où puissance, contrôle et charisme sont minutieusement imités, mais jamais vraiment possédés. Le spectacle met en lumière les attentes sociales qui pèsent sur le corps masculin : dominer, résister, impressionner. Chaque geste, qu’il s’agisse d’une chute théâtrale ou d’un cri de victoire, est vidé de son contexte et amplifié dans une chorégraphie. Le football devient un théâtre d’idéaux inaccessibles, où le corps masculin est à la fois objet de culte et instrument de pression. Entre buts imaginaires et rivaux absents, le solo traverse les paradoxes d’une masculinité construite sur le spectacle, la solitude et la crainte constante de ne pas être assez convaincant. Golden Gore ne cherche pas à couronner un champion, il célèbre et pleure la solitude de la fiction.
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