Le festival ((((INTERFERENCE_S)))) _ festival de substrat sonore _ se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent - un festival de l’imprédictible, du décodage, porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.
Il se déploie dans les espaces du Centre via une anarkhè-exposition qui agrège des recherches-créations qui sondent les sonorités de l’installation visuelle aux créations radiophoniques, mais aussi le temps de manifestations nommées 'Journées d'Intercession'.
Ces journées proposent de prolonger les enjeux du festival en créant des moments de condensation : des instants où les œuvres cessent d’être des entités stabilisées pour s'activer et devenir des situations en devenir, des protocoles d’expérience, des écologies collectives.
Elles prennent place, elles occupent, elles débordent.
Ateliers, activations d'œuvres, œuvres collaboratives, propositions comestibles, performances, live, concerts.
Ici, le public est invité à découvrir les espaces d'exposition au gré des activations d'oeuvres et protocoles performatifs qui auront lieu toute la journée.
A propos d'((((INTERFERENCE_S)))) _ festival de substrat sonore :
Une visée Externationale, extraterritoriale et sidérale pour ce schizo-festival qui reprend sa morphologie in extenso constituée d’une anarkhè exposition, d’un week-end de climax de performances, de soirées en orbite et de flux en cyberespace.
Le festival ((((INTERFERENCE_S)))) se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent et engendrent des ordonnancements erratiques - un festival de l’imprédictible, du décodage, du déséquençage, de l’indétermination à saveur hautement poétique porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.
Du vaisseau : tonneront, résonneront, vibreront, surgiront des sons émancipés de musicalités - la langue des artefacts, des machines, des médiums, les ressorts sémiotiques de sonorités triviales, des bruits, des vibrations, des présences électro-magnétiques, des élémentaires relégués aux zones subalternisées envahiront les espaces.
Des immanences sonores furtives formeront une ardente canopée proposée à l’expérience, à la sensation et la perception.
Invitant à explorer le substrat sonore dans ce qu’il a de plus désenclavé et de falsificationniste: de l’installation visuelle aux créations radiophoniques en passant par des séances d’écoutes, des concerts et des performances, ((((INTERFERENCE_S)))) donne à mesurer la puissante capacité du son à freaktionnaliser la réalité. Le festival contribue à déployer du virtuel dans l’actuel et à amplifier les possibles.
Au sein de l’espace d’exposition : y résident des intonarumori[3] - qui pour certaines existent de façon autopëetique ou qui sont fulgurées par des gestes artistiques, des pièces qui telles des augures font résonner des présences d’ailleurs et d’un temps non linéaire. Y règne une certaine mysticité qui cohabite à une esthétique du dépeçage, férale, qui blasonne l’improbable assemblagisme[4] - la dissemblance irruptive. Les anatomies et viscères des machines seront éventrées pour en révéler les mécaniques. Nombres d’œuvres médiatisent une herméneutique du « faire » et toutes une esthétique de l’indéfinitif.
L’expérience sonore est d’ordre chaosismique et amène à restituer au réel son inextricabilité, son incommensurabilité – elle est une expérience de l’obscur qui éclaire, de l'errance qui nous donne de nous amarrer à cette dérive qui n'égare pas[5].
Cette édition se voit encore distinguée par un don – un don d’archives du philosophe, théoricien, activiste, artiste, Tetsuo Kogawa - figure incandescente de la radio-art – auteur facétieux de concepts agentifs comme le narrow-casting, plasticien du phénomène de transmission qui a inspiré un projet de radio pirate que nous portons et qui sera lui dévoilé plus tard… quand tout aura été semé.
Elle est encore le fruit d’alliances avec ((le son 7)) - sound art gallery
qui depuis 25 ans présente des pièces uniques d'art sonore, avec le Festival Soft signal qui explore depuis 2017 les interfaces entre les humains et les machines, la réalité et la fiction, le son et le silence. Elle présente deux pièces sonores issues de résidence de création au sein de Q-O2*laboratoire sonore ancré à Bruxelles.
A la faveur de cette édition est également inaugurée une première résidence sonore qui donnera à puiser dans les fonds sonores du Musée du Quai Branly parmi d’autres fonds.
Conspirer veut dire respirer ensemble… conspirons et virtualisons.
Stéphanie Pécourt
Fondatrice et curatrice du festival
Avec les artistes :
Accou Laposte & Marjolein Guldentops - Alan Affichard - Alexis Bourdon - Alexis Puget - Andrès Navarro Garcia - Basile Richon - Bear Bones, Lay Low - Bertrand Larrieu - Claire Williams - Cyril Leclerc - Davide Tidoni - Felix Luque Sanchez - François K - Graciela Muñoz Farida - Hugo Livet - Hugo Vessiller-Fonfreide - Jérôme Grivel - Jorge Haro - Julien Poidevin - Kinda Hassan - Lesley Flanigan - Lina Filipovich - Luc Avargues - Lucian Moriyama - Maryia Kamarova - Marc Melià - Mirja Busch - MNPL - Octave Courtin - Pedro Olivera - Roxane Métayer - Simon Mahungu - SMOG - Sonia Saroya - Tetsuo Kogawa
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