Akiko Hasegawa - MUE… ET MUES, (É)MUES
Au sortir de la chrysalide, le papillon déploie pour la première fois ses ailes. Puis il s’envole. Pour le chorégraphe japonais Kazuo Ono, la danse se situe…
Festival l'année commence avec elles
Des silhouettes dressées aux torses nus habillés d’un simple boléro sortent de l’ombre. Dans le silence, l’une d’elles s’avance lentement. Elle lève les bras, gonfle le torse, nous regarde droit dans les yeux. L’un après l’autre, les sept interprètes se présentent, gestes rapides, nets et amples, reprises fermes, apnées suspendues, mais aussi ondulations du bassin. Derrière eux, qui les habite, il y a une figure : Carmen Amaya, danseuse flamenca, chanteuse, actrice du début du XXe siècle qui s’est construite ellemême. Sans chercher à reproduire sa danse, c’est à elle qu’Aina Alegre consacre sa dernière pièce. La rencontre se fait avant tout sur la force de frappe – littéralement – qui habite la figure tutélaire. Alegre cherche à se connecter à la danse d’Amaya, par des voies sonores, rythmiques, toniques, énergétiques, mais c’est surtout le flux rageux de la danse, direct et vivant, qui les relie.
Commentaires
Aucun commentaireUne question sur les horaires, l'accès ou le programme ? Envie de partager vos impressions ? Échangez avec la communauté By Night.